BOUFFE, PETITE LAINE ET INTROSPECTION; C'EST LE NOUVEL AN!

La période des fêtes est difficile…
De Rosh Hashana à Souccot en passant par Kippour, le mois d’octobre ne compte que 8 jours de travail effectif...c’est beaucoup trop.

Mais ce mois d’Octobre c’est aussi une série de repas de fête volumineux. 3 kilos de Pkaella , une tonne de couscous, un container de boulettes à la turque, du poulet des oies et autres volailles déculottées , des kilomètres de brochettes d’ agneau et de chorizos.. ravir nos palets et arrondir nos ventres de vieux cons de 40 balais. Et sans parler des litres d’alcool, des kilos de desserts orientaux et autres plaisirs artificiels mis à disposition d’une famille israélienne traditionnelle. La relation du juif (israelien ou pas) moyen avec la bouffe est assez fascinante et mériterait une étude approfondie, tant elle est passionnée, excessive et il fait bien l'avouer parfois maladive.

Et puis c’est au moment des fêtes, au milieu de ce mois d’Octobre si douloureux, que l’automne fait son apparition. Enfin on s’entend, ici pas de feuilles mortes à ramasser a la pelle, ni de déluges interminables qui rendent la Porte de la Chapelle plus déprimante qu’une favela de Rio. Juste un petit léger radoucissement ; fini les grosses chaleurs moites qui vous trempent le cou en pleine sieste crapuleuse. Non, juste un petit coup de froid le soir ; juste pour revêtir une petite laine, un petit jersey comme disait Mamie Rachel.

Mais voyons très cher, Octobre ce ne n’est pas uniquement les plaisirs de la chair, c’est aussi une étape spirituelle, c’est là entre Rosh Hashana et Kippour que tout bon juif se doit de passer à l’introspection, faire le bilan, pardonner, se faire pardonner et aller de l’avant pour une nouvelle année meilleure et pleine promesses non tenues. Et comme une horloge biologique, chaque année, le besoin intérieur d’un nouveau départ se fait ressentir intensément, je confirme. Faut pas déconner.

Se promettre et promettre aux autres plus de tolérance, plus d’amour plus de dialogue et surtout beaucoup moins d’huile dans la Pkaella, l’année prochaine.

Ca tombe en meme temps Noel et Hanoucca, cette année ?

2 commentaires:

ysa said...

La pkheila, j'en ai mangé une délicieuse à roshashana !! j'adore ça, et je suis loin mais alors très loin d'être tune !!! Peut-être dans une autre vie, j'adore la bouffe orientale... 6 ans et 3 mois ici, et presque 10 kilos... ein ma lahassot !!!

bernard said...

j adore cela aussi lorsque ma belle mere (tunisienne) a fait pour la premiere fois de la pkheila (ah je suis shkeun)j ai attraper ma femme pour lui dire doucement je crois que ta mere a bruler le manger . pendant des annees je n en ai pas manger mais soyez tranquille depuis je ne suis rattraper comme on dit ze a haim