On nous a fait croire à un discours d'anthologie; de ceux qui changent le cours de l'histoire; un speech "Churchillien" nous promettait-on mais BiBi reste Bibi, petit homme politique devenu premier ministre sans la moindre vision d'état.
Non Netanyahu n'a pas changé comme Sharon avait su le faire avec la force de l'age; Netanyahu ne voit toujours pas clair. Et pire encore ce matin la droite nous fait croire que BiBi a tendu la main vers la paix et qu'une de fois de plus les arabes la refusent. Tout Israël ainsi que le monde arabe étaient hier soir devant le poste de TV pour entendre les éléments fondateurs d'une nouvelle politique de paix. La déception est grande.
Alors qu'a dit BiBi? rien ou du moins si il a repris les vieux concepts de la droite neo-conservatrice. Sous une étoffe de belles paroles nationalistes et patriarcales, BiBi a annoncé qu'il ne compte pas empêcher l'essor "naturel" des colonies, qui'l n'envisage pas le moindre partage de Jérusalem et le retour des réfugiés palestiniens devra être réglé en dehors des frontières d'Israël ou de la future Palestine; oui car BiBi a enfin prononcé le mot "état palestinien"; cela a du être douloureux mais en fait Netanyahu ne parle vraiment pas vraiment d'un état...une sorte de principauté avec un drapeau et un hymne; c'est pas rien.. Ils doivent être contents.
Ce matin nous sommes donc revenus quelques années en arrière (une de fois de plus...) Peu de chances que les arabes prennent au sérieux ce discours finalement assez méprisant pour eux. Il reste à savoir ce qu'en pense le vrai patron de toute cette histoire, Barack Obama, qui doit commencer à perdre patience. Le boss américain, qui a qualifié ce speech de"premier pas", va sans doute continuer à mettre la pression sur les israéliens et palestiniens; et c'est tant mieux parce que ce n'est pas avec des discours comme celui d'hier que le sort du Moyen-orient risque de changer.
(crédit photo Ynet)
Oui c'est vrai le rythme de publication sur ce blog a considérablement baissé; pas mal de bonnes excuses sur lesquelles je reviendrai dans un prochain billet ce week-end.
Juste une petite note au passage pour féliciter le Président Obama qui a décidé de prendre les choses en main au Moyem-Orient quitte à bousculer le confort de certains dirigeants israelien. Obama veut être honnête avec Israël.
Oui, Obama n'est pas Bush, fini le temps soutien passif à Israël, les yeux fermés et plus question de laisser mûrir et pourrir un staut-quo insupportable entre les deux peuples frères ennemis.
Une page est tournée, si Obama ne remet nullement en cause le soutien et l'amitié americano-israélienne, il n'a pas peur de secouer le cocotier. Le temps des actes est arrivé, fini les paroles aveugles de soutien.
Les israéliens doivent démanteler les colonies de Judée et les Palestiniens doivent lutter contre leurs terroristes. Bien sur, cela ne plaît pas à notre gouvernement de droite et d'extrême droite. Bibi et ses potes qui n'arrivent même pas prononcer l'expression "deux états pour deux peuples". Ça écorche la bouche, pardi.
La bande à BiBi se contenterait bien d'une poursuite du statut quo pendant quelques années et cela même si Israël n'avance plus et connaît la crise, la violence, la corruption et l'absence totale de frontières et de limites au propre comme au figuré.Et que nos amis les plus religieux ne viennent pas me dire que c'est parce que le peuple s'est éloigné de la Torah...Israël va mal parce qu'en guerre depuis 60 ans, parce que les colonies bouffent le pays de l'intérieur et parce que nous avons besoin de frontières nettes et reconnues. Devenir une société normale qui s'occupe de ses plus démunis. C'est si compliqué à comprendre?
Obama ne rigole pas et les Etats-unis redeviennent un arbitre véritable et impartial. Les palestiniens et les israéliens comme deux enfants indisciplinés ont besoin d'un bon coup de pied au derrière pour commencer à trouver des solutions, et rapidement ! Aux palestiniens de combattre la violence et l'incitation à la haine et aux israéliens de montrer que les implantations ne sont pas eternelles.
Obama donnera cette semaine un discours au Caire au cours duquel il sera appellera également le Monde Arabe à faire un pas de plus vers une reconnaissance globale d'Israël.
Le monde et le moyen orient possèdent en fin un président américain de grande classe qui est aussi un homme d'état et d'action. Il était temps. Il ne manque plus qu'un interlocuteur de qualité à Jérusalem.
Toujours émouvant ce jour du souvenir en Israël; Yom Hashoah. Ces 24h sans télévision ni musique, où l'on se souvient de ces millions d'hommes déportés et massacrés. Cette journée si spéciale où l'on apprend à nos enfants ce dont les hommes sont capables et où l'on jure de ne jamais, jamais oublier.
Triste coïncidence: comment ne pas évoquer l'infamie à Genève avec le discours de l'ignoble Ahmadinejad au sommet de la honte, Durban II. Peu importe de savoir qui a boycotté le sommet ou pas, à tort ou à raison... je ne peux simplement m'empêcher de ressentir un vrai frisson en entendant les propos antisémites de ce clown à qui, certains dirigeant internationaux, serrent main sans vergogne.
Comment en cette journée du souvenir ne pas voir en Ahmadinejad le digne héritier d 'Adolphe Hitler? C'était aussi à la une d'un journal israélien, ce matin (photo). 1939-2009, la ressemblance dans les propos est flagrante. L'héritier (Ha Ioresh) est arrivé.
Joyeuses fêtes de Paques-Passover-Pessach à tous!
Voici quelques bonnes idées pour recycler sa matzah..
Clip réalisé par Elie Chouraki.Pas nouveau(de Novembre 2008) mais toujours aussi important, hélas.
Et la version du texte en anglais est aussi disponible ici.
Éternelle hésitation: faut-il ignorer et censurer Dieudonné ou le dénoncer en montrant ses dérives. J'ai choisi de montrer ce sketch où Dieudionné tente un 20ème degré pitoyable en compagnie du révisionniste Faurisson, affublé d'une kippa et qui joue le rôle d'un représentant de la communauté juive.
Pathétique spectacle d'un clown désespéré et banni qui excelle desormais dans le mauvais goût. Difficile de trouver des adjectifs pour qualifier cette vidéo. Trop facile de tomber dans l'insulte qui ferait tant plaisir à ces deux hommes perdus pour de bon. Il fut un tant ou Dieudonné était drôle. Aujourd'hui il fait surtout de la peine.
Via Egoblog sur Twitter.
Vous pensiez que Le PS français est drôle et ridicule? vous ne connaissez pas le parti Havoda israélien; le grand parti de gauche (et fondateur du pays).
C’est vrai que le PS nous régale depuis une dizaine d’années, depuis la déconfiture Jospin (depuis Mitterrand?) avec ses conflits intérieurs, ses éléphants impotents, son incapacité à s’unir, à proposer un vrai programme avec des valeurs qui pourraient enflammer le bon peuple de gauche. Avec ces années Hollande toutes fades et absolument vides d’idées et d’ambitions. Puis l’avènement de l'illusion Ségolène et enfin l’arrivée de Martine Aubry aussi enthousiasmante que son pupitre de discours. Sûrement très brillante la Martine, mais elle ne dirige qu'un demi-parti et on du mal à l’imaginer rivaliser avec Sarkozy. Ce dernier peut dormir auprès de Carla tranquille.Le PS n’est plus à Epinay depuis longtemps et inspire à la fois pitié, peine et ridicule depuis bien trop longtemps.
Mais il vous faut aussi découvrir le Parti Havoda autrefois mené avec vigueur par Ben Gourion, puis plus récemment par Rabin et Peres, des leaders, des vrais.
Depuis la mort de Rabin; c’est aussi la mouise à gauche. Pas d’alternative et Peres, bien trop vieux, a choisi la présidence pour bien finir une carrière interminable. Plus d’idées de gauche ni d’ailleurs non plus. Un panier de crabes permanent ou s’entre-bouffent petits et gros requins. A la tète du parti, nous avons eu droit à Amir Peretz, une sorte de Bernard Thibault Cégétiste sans la coupe Godefroy de bouillon mais avec la moustache. Amir Peretz, syndicaliste populo, sorti tout droit des années 70 qui s’est vu plongé, malgré lui, dans une guerre plus grande que lui en 2006. Et puis il y a Ehud Barak, monsieur "je retourne ma veste pour garder à tout prix mon fauteuil de ministre de la défense".
En 1999, Quand Ehud fut élu pour la première fois, nous pensions qu’il était le sauveur qu’Israël attend depuis des décennies. Celui qui allait conclure la paix avec les palestiniens, les syriens, les libanais en deux semaines. Fatale erreur que Barak paya avec la deuxième intifada en 2000.
Je vous passe ses deux dernières années de zig-zag; le sommet a été atteint hier avec le vote pour rejoindre le gouvernement de Bibi et ses compères d’extrême droite alors qu’il n’a reçu que 13 mandats, le plus mauvais score de son histoire. Quand un parti politique perd, il va dans l’opposition; ici pas forcement…si il sait négocier. Un système politique de fous, un manque total de valeurs, de vision et l’absence de parole et de crédibilité. Bref, le Havoda rejoint la droite au gouvernement "dans l'intérêt supérieur de la nation". J'adore.
Ehud Barak, roi de la farce, a donc réussi un tour de passe-passe dans le dos de son parti et de ses électeurs Imaginez que vous votez pour le parti socialiste afin de battre la droite et que finalement les deux finissent par s’allier ensemble pour gouverner. Oui le système électoral est à changer immédiatement après ces élections qui ne veulent plus rien dire du tout. Les valeurs de base des uns des autres s'évanouissent ou se mélangent, comme les couleurs sur une vieille affiche murale.
Mais le plus important est de pouvoir trouver des vrais hommes politiques, de vrais leaders et surtout des hommes de parole. Denrée devenue rare à gauche. En France comme en Israël.
