
Pour la première fois depuis bien longtemps on ne parle plus de paix au moyen Orient,
Il ya quelque jours , on célèbrait le 11 ème anniversaire de la mort de Rabin.
Une soirée émouvante qui mit en lumiere l'absence d'espoir et de perspective. David Grossman, l'immense écrivain mais aussi le père brisé y
livra un discours bouleversant de verité.
Il nous parla de cet Israel embourbé dans ses contradictions internes et incapable d'envisager un futur décent.
Il fut un temps, pas tres éloigné de cela ou les faiseurs de paix se "frottaient" aux terroristes de tout bord.Ces derniers faisaient couler le sang mais les efforts de paix continuaient; on parlait alors de ces "extrémistes qui n'empècheront pas la paix des justes de se réaliser".
On savait pertinement qu'a la fin; les deux peuples finiraient par vivre l'un à coté de l'autre, dans deux états séparés ; qu'on le veuille ou non. Ce n'etait qu'une question de détails et de temps.
Mais les temps ,justement, ont changé et les extrémistes ont pris le dessus, ils ont brisé le processus de paix et pire encore l'espoir inconscient d'un peuple plongé dans le doute.
Une intifada a rallonge et une guerre sont passées par la, un terrorisme mondial au sommet de sa forme et un président américain qui joue au cow-boy primitif.Il y eu aussi l'arrivée d'un gouvernement Hamas peu enclin au dialogue et la disparation du roi Arik, dernier Roi d'israel.(lui aussi porteur d'un changement intérieur). Car ce qui fait cruellement défaut aujourd'hui c'est bien l'absence d'un leader, d'un homme d'état capable d'emmener son peuple sur une nouvelle route.Capable d'initier un changement de perspective pour le bien-etre des générations futures.
Rabin fut le dernier.
Non Rabin ne s'etait pas découvert un amour soudain pour le peuple palestinien, mais il avait compris la réalité; il avait saisi que ces deux peuples ne pourraient pas continuer a vivre ainsi éternellement; l'un dans la misère et le terrorisme et l'autre dans l'enfermement et l'occupation.Par humanisme ,Ytzhak Rabin avait su changer afin de remodeler une région au bord du précipice;
Barak en 1999; tenta bien lui aussi d'emballer la machine et de conclure mais il manqua de sagesse.Sa précipitation transforma son action en un gros coup de poker mal negocié.
Depuis ,c'est le néant...pas le moindre premier ministre capable de tendre la main ,de se tourner vers ces deux peuples à l'agonie et de crier haut fort STOP!
De dire : Asseyons nous, discutons et finissons en ! sans aucunes conditions préalables .
A Israel d'initier et de tenter ,oui,...c'est là son destin et son obligation envers nous tous et je dirais meme plus , envers cinq mille ans d'histoire du peuple du livre.
Pouvoir oser se tourner vers les palestiniens et s'adresser aux plus modéres d'entre eux; ils existent, il suffit de les chercher.
Il aura fallu une heure a Olmert pour déclencher une guerre.Pourquoi pas quelques jours pour s'asseoir autour d'une table?
S'attaquer au processus de paix avec la meme conviction et détermination que quand il s'agissait d'engager le pays en guerre il ya quelques mois de cela.
Les radicalistes de tous bords ont déja percu l'opportunité qui se présente a eux; ils contemplent la faille qui se creuse profondement chaque jour. L'iran,la syrie et d'autres se réjouissent de ce status-quo sanglant ou rien ne se construit et ou seul la peur et la terreur se fortifient sur un terreau si fertile et si propice a la haine.Cet espèce de no man's land indéscriptible d'ou ne s'élève aucune voix;ce silence absurde des médias et d'un peuple paralysé par la peur et la rancune.
Qui comprendrera que la violence en réponse a la violence ne mène a rien; et que les terroristes ne seront pas éliminés par la force; que pour un terroriste abattu , dix autres prennent les armes. Seule une prosperité retrouvée,un espoir renaissant et une misère maitrisée pourrait stopper la descente aux enfers.
Il nous faut continuer a croire encore en la paix, nous n'avons pas d'autres choix; ceux qui affirment le contraire mentent et nous préparent un avenir apocalyptique; ils doivent etre considérés comme nos énnemis.Y croire encore un peu; ce ne sera pas facile, surement mème encore sanglant et douloureux.
Mais il en va de de nos vies et de l'existence d'une nation.
A titre personnel, j'ai moi aussi envie de laisser mes doutes et mes incertitudes de coté pour redevenir a nouveau un soldat de la paix.
Pour les miens et pour le bien des autres.
Par devoir et par amour.
Apres tout , le bien finira par prévaloir, non?